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Apprenti publiciste

Élèves en difficulté d’apprentissage, 2è cycle du secondaire

École secondaire l’horizon , Commission scolaire des affluents

Personne responsable : Julie Dussault

 

Description du projet


La clientèle visée par ce projet serait des jeunes âgés entre 14 et 18 ans fréquentant une classe de PA2 ou PA3 (difficulté d’apprentissage) à l’école secondaire L’Horizon. L’horaire de ces groupes comporte 8 cours de français par cycle de 9 jours. Deux (2) cours de français seraient alors remplacés par un cours de publicité. L’enseignement de ce cours serait assumé par deux enseignants travaillant en team teaching afin de permettre les futurs déplacements qui seront engendrés par ce projet.

Lors de la première étape de l’année scolaire, les élèves monteront un portfolio comportant différents formats de publicités possibles (dépliant – affiche – carte d’affaire – feuillet). Le tout sera réalisé sur le logiciel Publisher dans un laboratoire qui serait idéalement équipé de dix (10) ordinateurs, un scanner, un projecteur multimédia, une imprimante couleur et l’accès Internet. Cette première démarche nécessite l’apprentissage du logiciel Publisher pour les élèves et une recherche sur différents modèles de publicité touchant toutes les sphères du monde de la consommation ( salon de coiffure – animalerie – garderie – magasin de sports – restaurant – centre de conditionnement physique – etc.).

Les trois dernières étapes de l’année, les élèves entreraient en contact avec les commerçants afin de leur offrir leur service d’apprenti publiciste. Lors de la rencontre, l’élève présente son portfolio et explique le projet au commerçant ; c’est-à-dire qu’il lui propose de lui faire gratuitement la publicité de son choix en échange d’un service tel que de la marchandise, un certificat-cadeau ou une présentation en classe expliquant son métier. Un enseignant sera présent lors de cette rencontre afin d’évaluer le ou les élèves en français volet production orale. Les élèves n’ayant pas de rencontre resteront en classe en compagnie du second enseignant afin de peaufiner leur portfolio, de préparer leur entrevue ou de contacter des commerçants par téléphone pour une éventuelle rencontre.

Objectifs

Ce projet se veut avant tout une source de motivation puisqu’il montre aux élèves la pertinence des apprentissages et activités réalisés en classe. Un élève, qui a produit un feuillet pour une garderie expliquant quelques maladies infantiles les plus courantes, sait très bien que sa production écrite sera lue par plusieurs parents et éducateurs de cette garderie. Tenant compte de ce fait, son souci de la qualité du produit final sera automatiquement augmenté.

Apprendre à être un publiciste favorise également le développement de stratégies d’apprentissage. Produire un dépliant sur les poux pour une école primaire demande à l’élève une visualisation de sa démarche afin d’arriver à son produit final. Il doit : s’informer en lisant sur le sujet ou en questionnant un pharmacien, sélectionner les informations pertinentes, établir un plan de son dépliant, écrire le ou les textes de son dépliant, produire le dépliant en s’assurant que celui-ci répond aux exigences du directeur de la dite école primaire.

Ce projet est également une excellente façon d’aborder le milieu du travail, il est donc très orientant. À chaque commerce, différents métiers. En rencontrant différents employeurs et visitant différents commerces, le jeune se familiarise peu à peu aux réalités et besoins du monde du travail. En effectuant un échange de services avec le commerçant, il devient lui-même son employé contractuel. Il doit alors communiquer de façon efficace pour bien saisir les exigences du travail publicitaire demandé par son pseudo-patron. Ce contact direct avec la communauté permet également aux adultes de notre société de percevoir différemment les jeunes éprouvant des difficultés d’apprentissage. Ils démontrent leur valeur et par le fait même, augmentent leur estime de soi.


Résultats


Tous les élèves ont consrtruit un portfolio via le logiciel publisher. La majorité des élèves ont trouvé et rencontré un commerçant pour qui ils ont produit une ou plusiieurs publicités. Quelques élèves n’ont pas n’ont réussit à obtenir un échange de service avec un commerçant. Le choix du commerçant revenait à l’élève. Il devait le trouver selon ses goûts et intérêts ou le métier qu’il désirait faire plus tard. Comme certains présentaient des difficultés, un commerçant réel ou fictif leur a été imposé.

Les élèves, qui ont abordé ce projet avec une attitude positive, ont grandement apprécié leur expérience.
Commentaires sur la réalisation du projet

Premièrement, le projet s’est vécu dans le cadre du cours d’éducation au choix de carrière et non dans le cadre du cours de français tel que prévu. Étant donné que l’enseignante de ECC voit ses élèves de pa3 uniquement deux (2) périodes par cycle, la relation avec les jeunes est plus difficile à établir. Pour que ce projet ait un maximum de signification et d’impact, l’enseignant idéal en est un dont le jeune voit à tous les jours. Le domaine d’apprentissage dans lequel s’est déroulé le projet l’a orienté en mettant l’emphase sur la familiarisation du marché du travail. Il faut dire que les jeunes priorisent l’atteinte des objectifs selon le contexte. N’étant pas vécu dans un cours de français, ils accordaient peu ou pas d’importance à la qualité de la langue. Le fait que leur production étaient vues et lues par le grand public n’a pas du tout augmenté leur souci de la qualité de la langue.

Un seul groupe devait vivre cette expérience et celle-ci s’échelonnait sur une année scolaire complète. En réalité, le projet s’est échelonné sur une demie année scolaire ce qui a permis aux deux groupes de participer. Une étape a été consacrée pour la réalisation du portfolio et une autre, pour la rencontre avec le commerçant et la confection de la publicité. Le cours de ECC pour les élèves de PA3 renfermait donc deux volets d’une demie année chacun : un théorique et un pratique (mise en application de la théorie via le projet apprenti publiciste). Couper ainsi en deux la durée du projet fut très bénéfique. Les élèves avaient amplement le temps en une étape de compléter en équipe de deux leur portfolio. La recherche d’un commerçant et la confection de la publicité de celui-ci se réalisaient également très bien dans une étape (10 périodes).

Le plus difficile pour les élèves fut de trouver un commerçant. Le manque d’estime de soi, le manque d’initiative et la peur du rejet les paralysaient. De là, l’importance d’avoir une relation de confiance avec les jeunes puisque nous devions les amener à se structurer afin de se présenter au commerçant avec leur portfolio. Pour faciliter cette démarche, nous avons invité une commerçante en classe qui faisait partie de notre équipe-école afin de simuler ce qu’est une offre de service faite par un apprenti publiciste. Un graphiste est également venu en classe pour expliquer aux jeunes son trvail et évlauer la qualité de leur portfoio. La rencontre avec la commerçante ou le graphiste fut aidante pour certains élèves à créer des liens entre ce qu’ils vivaient à l’école et le monde du travail. D’autres élèves (4 à 5 élèves sur 17) ne voyaient pas du tout l’utilité de vivre un tel projet ou ce que celui -ci pouvait leur apporter comme expérience sur le marché du travail.

Finalement, le jeune devait rencontrer le commerçant seul car la gestion de l’agenda des rencontres était vraiment trop complexe. Nous avons donc donné aux jeunes deux semaines pour se trouver un commerçant. Un cours complet a été consacré à la préparation de cette rencontre : comment se présenter, quoi dire, comment introduire le portfolio, comment noter les informations sur le bon de commande et l’entente d’échange de service. Une simulation d’entrevue a eu lieu afin qu’il puisse mieux assimiler ce qu’impliquait cette fameuse rencontre. Suite à la rencontre avec leur commerçant, nous communiquions avec lui par téléphone afin de nous assurer qu’il était satisfait de la présentation du jeune et du service offert.

Le projet doit s’échelonner sur une courte période pour un maximum de deux étapes à une fréquence de deux (2) périodes de 75 minutes par cycle de neuf (9) jours (20 périodes).

L’enseignant(e) responsable de ce projet doit absolument bien maîtriser le logiciel Publisher.

La gestion de ce projet comporte une certaine lourdeur (rencontre individuelle avec chaque élève pour faire le bilan de leur portfolio et de leur démarche auprès des commerçants - impression des épreuves couleur - communication avec les commerçants pour s’assurer de leur stisfaction de l’échange de service - vérification auprès de chaque élève de l’entente d’échange de service et du bon de commande - vérification minutieuse avant impression d’une publicité - etc.) ; il est donc préférable qu’il soit mené par deux enseignant(e)s.

Il serait préférable que l’enseignante responsable ait déjà une banque de commerçant(e)s ayant été mis au courant du projet. La banque devrait idéalement être composée d’une trentaine de commerçant(e)s de la région.

Ce projet peut facilement se vivre sur quelques périodes. Dans ce contexte-ci, les élèves n’auront qu’à produire qu’une seule publicité selon un modèle préétabli.

Si ce projet est vécu avec des jeunes en adaptation scolaire, l’enseignant(e) doit être signifiant aux yeux des élèves puisqu’il demande beaucoup d’investissements de la part de l’élève.

 

Adresse

Document téléchargeable
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