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Le photoroman

Responsable du projet : Marjolaine Dupuis

École Victor-Lavigne Cs de la Pointe de l’Ile

Élèves en difficulté d’apprentissage, Primaire 3è cycle




Description du projet


• Les élèves se voient proposer l’occasion de créer un photoroman. La première des choses est d’en regarder quelques uns. Pour les besoins de la cause, la bande dessinée est utilisée comme moyen de voir en quoi consiste un exemple de « photoroman ».

• Par la suite, les élèves sont amenés à explorer les différentes possibilités en création de texte. Texte drôle, texte dramatique, texte réaliste, fait vécu, etc.

• La création d’un script manuscrit pour savoir dans quelle direction on se dirige.

• Correction et acceptation du script par l’enseignant.

• Organisation de la pré-production (décors, maquillage, costumes, emplacements, etc.)

• Explication du fonctionnement de la caméra numérique

• Production (mise en place du matériel et prise des photos du scénario final)

• Transfert numérique sur l’ordinateur d’équipe

• Explication du fonctionnement des logiciels (Word, Powerpoint et Photodeluxe)

• Post-Production (utilisation du logiciel Word et du logiciel Photodeluxe pour créer les effets spéciaux et les bulles de texte)

• Création des diaporamas

• Diffusion des créations (présentations aux classes et aux parents, création de CD-souvenirs, publication sur site-sécurisé pour accès internet limité aux parents et élèves)

Lors de ce projet de longue haleine (environ 2 mois), les élèves sont mis à contribution à toutes les étapes de la réalisation. C’est ce qui fait la force de ce projet. Non seulement les élèves voient le résultat final, mais ils apportent à chacune des étapes une saveur toute personnelle.

Les ressources mises à contribution lors du projet ont été multiples. Que ce soit au niveau de la direction d’école avec les permissions nécessaires pour le tournage ou que ce soit au niveau de l’utilisation de l’ordinateur en classe, chaque ressource utilisée a été essentielle. L’OPEQ, grâce à laquelle nous avons pu avoir suffisamment d’ordinateurs en classe pour réaliser ce projet, a été un autre acteur majeur sans lequel ce projet n’aurait pu avoir lieu.


Objectifs


Habiletés sociales développées avec ce projet :

- Respecter et utiliser adéquatement le matériel.

- Respecter l’espace classe.

- S’organiser.

- Persévérer.

- S’accomplir.

- Demander de l’aide.

- Résoufdre des problèmes.

- Établir des relations avec les pairs et avec l’adulte.

- Développer son attention et sa concentration.

- S’exprimer.

- S’estimer.

- Améliorer ses attitudes.

- Ajuster et modifier ses façons de faire.

- Faire des choix face à la tâche et à sa démarche.

- Prendre en main ses propres apprentissages.

- Prendre conscience de ses capacités.

Dans un autre ordre d’idées, ce projet permet à l’enfant d’évoluer à son propre rythme et de produire un photo-roman à la mesure de ses capacités. On n’obtiendra pas le même produit avec toutes les équipes, ce qui évite les compétitions nocives entre les équipes du type : « nous avons fini les premiers donc nous sommes les meilleurs ». Chaque équipe peut prendre une route différente de celle des autres, ce qui permet également un partage des expertises et un échange entre les élèves.
D’un autre côté, les équipes avec plus de capacités ou celles voulant se poser un plus grand défi pourront aller jusqu’à leurs limites. L’enseignant étant là pour encadrer et guider les élèves dans des limites raisonnables.
Nous souhaitons développer un désir d’appartenance chez les élèves afin de repousser leurs limites. Améliorer l’estime de soi qui fait cruellement défaut à la plupart des enfants en difficulté ou en trouble de comportement est aussi un objectif de premier plan.
Au niveau des compétences à proprement parler, nous voulons développer la familiarisation avec les TIC (évidemment l’utilisation d’un logiciel de traitement de l’image sera un incontournable des apprentissages de ce projet), mais aussi l’amélioration dans la maîtrise de la langue maternelle écrite, du langage mathématique (découpage en fraction du photo-roman) ainsi que l’expression corporelle par l’art dramatique (posture, mimique, expression faciale) et l’expression créatrice visuelle par les arts plastiques (décors). Les domaines de l’univers social sont touchés à différents niveaux par la découverte du monde autour de l’élève. Prenons par exemple des élèves de 5e année. Ils pourraient faire intervenir l’univers social en créant un photo-roman sur le débarquement de Jacques Cartier à Gaspé en 1534, mais en laissant place à l’imaginaire.
Donc, avec les outils offerts par les TIC (ordinateurs, caméra digitale, numériseur, logiciels de traitement d’images, Web, imprimante couleurs, etc.) nous pouvons parvenir à intégrer presque toutes les compétences et ce, harmonieusement. Cette transparence dans les apprentissages est une force majeure du projet.



Commentaires sur la réalisation

L’enthousiasme des élèves pour ce projet m’a un peu pris de court. En effet, je m’attendais à ce que ce projet soit bien accueilli, mais jamais au point où il a été. En effet, dès la période d’ébauche des scripts, on pouvait sentir l’électricité dans l’air. Cette période critique (l’ébauche) est essentielle selon moi afin de créer une atmosphère adéquate de travail. De plus, lors de l’ébauche, il est possible de revenir facilement en arrière si certains scénarios ne conviennent pas au milieu scolaire. Dans la mesure du possible, j’ai tenté de laisser libre cour à l’imagination des jeunes dans leur œuvre créatrice.

Je dirais donc qu’une bonne préparation préalable est une condition essentielle.

De plus, l’utilisation du projecteur multimédia (ci-après nommé canon afin d’alléger le texte) lors des démonstrations m’a permis de sauver de nombreuses heures d’explications (Vraiment). L’utilisation judicieuse du canon pour démontrer des techniques aux élèves a donc été un autre élément facilitateur.

Le canon a aussi été un élément important lors de la présentation aux parents et élèves de l’école. En effet, nous nous sommes servi de cet outil afin de faire des présentations interactives sous forme de diaporama multimédia. Ce fut grandement apprécié de la part du public.

Sans tomber dans la flatterie, la rapidité d’exécution du MEQ afin d’octroyer les subventions a été un autre élément qui a été facilitant.

Le support de la direction de mon école a aussi été une condition particulière ayant facilité la réalisation du projet puisque la direction a permis du temps de libération pour la préparation du projet.

Ma sœur Ginette Petit, productrice de cinéma et directrice de l’INIS (Institut National de l’Image et du Son) a aussi aidé les élèves en venant en classe présenter toutes les étapes de la production d’un court métrage. Sans être en lien direct avec le photoroman, cet événement fut un catalyseur dans le déroulement de tout le projet.

Malheureusement, quelques éléments ont compliqué la réalisation du projet. Le premier élément et le plus marquant est le manque de collaboration de la part de la Commission Scolaire puisque cette dernière n’a pas contribué ni au plan humain, ni au plan monétaire. Heureusement, cela n’a eu aucun impact pour les élèves mais au niveau du matériel pédagogique produit, l’impact a été majeur. En effet, il n’a pas été possible de construire tout ce qui aurait été utile pour les autres enseignants lors de leur propre expérimentation


Résultats

Les résultats obtenus inclus dans ce document sont confidentiels et ne doivent pas être publiés au grand public étant donné qu’il n’y a pas eu d’autorisation écrite de la part des parents ou tuteurs. Ils sont inclus à des fins de consultation de la part du MELS afin de vérifier que le projet « Photoroman » a bel et bien été réalisé à l’aide de la mesure 30054 à l’école Victor-Lavigne pendant l’année scolaire 2002-2003.


Adresse



• Comme à l’intérieur du projet « Photoroman », on peut voir en photos des enfants mineurs, il n’est pas possible, selon la loi québécoise, de publier au grand public sans l’autorisation explicite des parents ou tuteurs en charge de ces enfants. Ceci dit, les photoromans créés par les élèves ont été disponible en ligne, sur un site sécurisé et ont aussi été gravé sur CD afin que les élèves puissent avoir des souvenirs impérissables de leur expérience.

• Pour le matériel pédagogique produit, nous attendions avec impatience la partie monétaire de la commission scolaire afin de libérer l’enseignant responsable pour qu’il puisse produire et mettre en ligne le dit matériel. Malheureusement, pour des raisons que l’auteur ignore, la commission scolaire n’a pas tenu parole et a refusé d’octroyer sa partie pour le projet. Comme l’auteur n’est pas bénévole, le matériel pédagogique n’est pas disponible en ligne et ne le sera vraisemblablement pas (4 ans plus tard !!!).

• Afin de pouvoir avoir un aperçu de ce qui a été créé (le projet est quand même très positif), le responsable du projet joint à ce document quelques productions intéressantes créées grâce à la subvention (exclusive) du ministère. Ces productions font parties intégrantes de la section « résultats obtenus ».



Commentaire du RÉCIT

Il pourrait être intéressant de voir un aperçu des productions avec les visages brouillés ou autrement. Si ça devient possible vous pouvez communiquer avec nous en tout temps ldrecitas@csdm.qc.ca



 



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