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Histoire animée avec support en LPC

Responsable du projet : Alain Tisluck

École Saint-Enfant-Jésus, Commission scolaire de Montréal

Déficience auditive, primaire 2è cycle


Description du projet :

Les élèves visés ont créé des histoires animées à l’ordinateur. Les textes composés par ces élèves ont des liens visuels à cliquer (LPC, dessins, mots inconnus qui sont définis)) selon les compétences visées du programme de formation.
Nos élèves ont développé leur autonomie par rapport aux ordinateurs, aux logiciels de production, au réseau ; ils ont développé leur structure narrative et leur vocabulaire, ils aussi ont appris à rédiger des textes variés et à structurer leurs recherches sur le web. La collaboration et l’efficacité dans le travail ont aussi été de la partie.
Ils ont beaucoup aimé le projet, tout au long de la réalisation ; ils sont également très fiers du résultat final. Ayant constamment besoin de support visuel pour parfaire leur compétence en français, les élèves avec une déficience auditive bénéficieront de ce type d’activité.
Si d’autres milieux désiraient vivre ce genre de projet, nous le leur recommandons chaudement.


- Avant de commencer le projet, l’orthophoniste aura au préalable mesuré à l’aide d’une batterie de tests standard à sa profession, le degré (niveau de langage en âge) de chaque élève participant.


- En début d’année et de projet, les enseignants ont élaboré une évaluation de compréhension de texte et d’écriture pour les élèves, sur un sujet semblable à celui qui sera touché par le projet. Ils ont dressé également un portrait global des compétences (échelons) déjà acquises au niveau des TIC par les participants.


- Puis, les enseignants et l’orthophoniste ont élaboré les situations d’apprentissages (adaptées à leur clientèle) à réaliser selon des compétences ciblées du programme de formation en fonction du projet.


- Parallèlement à cela, plusieurs rencontres ont été nécessaires pour explorer les logiciels qui conviendraient à la diffusion optimale de notre projet (texte avec liens pour enrichir le vocabulaire et support vidéo en LPC).


- À partir des situations d’apprentissages élaborées précédemment et d’une mise en situation, les élèves ont écrit des textes qui, une fois terminés sur papier, ont été transcris sur un logiciel de traitement de texte. Cette tâche a été suivie d’une auto-correction et d’une révision des textes avec leurs enseignants et orthophoniste.
Les élèves ont été aussi photographiés en réalisant chacune des 35 clés LPC. Une fois ce travail accompli, les élèves (avec l’aide de l’enseignant) ont placé leurs textes, images et photographies corrigés dans un logiciel d’édition Web.


- Les élèves ont réalisé les supports visuels (déterminés en équipe selon les difficultés des élèves) à l’aide d’un logiciel de dessin ou en numérisant leurs créations.


- Une évaluation comparative des productions écrites par les élèves a été effectuée par les intervenants du projet pour mesurer l’impact au niveau de l’amélioration des compétences ciblées en français (niveau de vocabulaire, structure de phrases,discours narratifs).


Objectifs visés

L’informatique constitue un support visuel indéniable pour développer le langage à travers le discours narratif.
Ces activités seront conçues dans un cadre d’apprentissage ludique grâce à des renforcements visuels que n’offre pas un livre. Ces élèves sont confrontés à leurs difficultés en français, le fait de créer leur propre histoire, leurs dessins et un dictionnaire du vocabulaire à l’aide d’un support informatique va grandement augmenter leur motivation.
De plus, à la fin du projet, avec sa diffusion sur le Web, nous aurons rendu accessible pour tous les intervenants en éducation, la communauté malentendante et les parents des élèves vivant cet handicap auditif, le code LPC puisqu’un lexique photographique fait par les élèves ainsi qu’une une clé de codes LPC sera également disponible.

Ce qui a facilité la réalisation du projet :

Notre équipe de travail a bénéficié du savoir-faire de chacun ses membres.
Mme Lafontaine, notre orthophoniste, a produit elle-même les capsules vidéo. Pour développer le discours narratif, elle s’est impliquée dans les classes, en raison d’une heure par semaine, sans oublier les périodes de préparation en concertation avec les enseignants.

M. Tisluck, enseignant de l’équipe, a déjà été enseignant ressource en TIC. Il a été un pilier pour le travail avec les logiciels, sans oublier qu’il a appris à travailler avec Flash.

Mme Pominville a apporté un soutien de premier plan dans la conception et la mise en oeuvre des différents aspects du projet.
Tout en étant très apprécié par l’équipe, le soutien de la personne ressource du RECIT local n’aura été que ponctuel : l’équipe sur les lieux a accompli un travail colossal.
Au lieu de faire de la formation aux enseignants, tel que mentionné dans notre projet initial, nous avons choisi de ne nous en tenir qu’à la production des capsules vidéo LPC pour illustrer nos histoires.
Le projet a démarré plus tard que prévu : nous avons bien pris notre temps afin de nous assurer que les élèves soient fins prêts pour commencer.
De plus, en cours de route, nous avons changé de logiciel de travail (de Power Point vers Dreamweaver), pour mieux réaliser nos idées, avec plus d’efficacité.


Recommandations

Un projet de cette ampleur nécessite des ordinateurs en bonne forme. Il nous est arrivé, à l’occasion,d’éprouver des difficultés en ce sens ; il va donc de soi d’affirmer que les appareils doivent être assez récents, en bonne condition, mis à jour régulièrement, etc.

Un échéancier est un outil fort utile, parfois pour pouvoir ne pas le suivre ! Plus sérieusement, c’est bon de définir nos étapes, détailler ce qu’il y a à faire et se donner des échéances, mais il ne faut pas se décourager et s’adapter quand les conditions nous retardent.

L’étape de rédaction par les élèves, dans l’ensemble de notre projet, n’est arrivée qu’à la fin du mois de janvier. La préparation des élèves avait commencé beaucoup plus tôt, dès septembre. Pour nous, c’est de cette façon que cela doit se vivre : beaucoup de préparation avant de passer à l’étape de la réalisation.

Le mode de travail en réseau que nous avons adopté nécessite beaucoup d’attention : il pouvait arriver à l’occasion qu’on ait fait disparaître un dossier, déplacé des fichiers… Il nous a fallu garder un oeil sur les actions de nos élèves. Et pourtant, nous avons des groupes de 4 ou 5 élèves… Un conseil pour travailler en réseau : transporter dans chaque poste une copie du travail ; la déplacer ensuite vers le serveur, une fois le travail effectué.

Résultats obtenus

Nos élèves ont éprouvé beaucoup de plaisir en travaillant tout au cours du projet. Ils ont également démontré beaucoup de fierté par rapport au résultat final.
Les élèves savent mieux comment travailler sur un poste et déposer leurs travaux sur un serveur ; en outre, ils ont développé beaucoup d’autonomie par rapport à l’utilisation de différents logiciels de production (Lopart en création d’images, AppleWorks pour la production de textes), de navigation sur le web (Safari), améliorant leur technique de recherche par mots-clés sur Google.

Du point de vue du développement des compétences transversales, nous avons observé que les élèves ont beaucoup travaillé en collaboration. Ils ont développé des façons efficaces de travailler en équipe. Ils ont aussi amélioré leurs méthodes de travail, en comme composant à partir d’un canevas de travail, en uniformisant la production, etc.

Notre projet visait à développer deux compétences disciplinaires : en français, écrire des textes variés ; en arts plastiques, réaliser des créations. Pour préciser davantage ces compétences, nous pouvons affirmer que ces aspects ont été développés chez nos élèves :
• discours narratif
• apprendre à se questionner par rapport à une définition, pour qu’elle soit en rapport avec un contexte ;
• reformuler dans ses propres mots une définition, une réalité…

Au niveau du langage, les élèves ont appris beaucoup de vocabulaire. Parfois, quand il fallait trouver des synonymes, ils avaient besoin d’outils ; plusieurs ont fait appel à des dictionnaires spécifiques, ils en ont même trouvé à la maison. Il en est de même pour des dictionnaires orthographiques, comme Eurêka.

Les sciences et technologies ont également été intégrées dans chacune des histoires ; il en va de même pour des apprentissages de l’ordre de l’univers social.


Adresse pour voir les résultats et le matériel produit

Pour voir les résultats du projet sur le Web, il faut aller à l’adresse suivante :

http://www2.csdm.qc.ca/st-enfant-jesus/lesclasses07/classe305/mot%20de%20presentation/les_aventuriers/index_page_titre.html







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