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Vivre les mots

Responsable du projet en milieu scolaire :Frédéric Proulx Clientèle visée et ordre d’enseignement :Classe De Langage (1ère Année) / Dysphasiques Sévères

Nom de l’école principale : Marie-Favery CSDM

Résumé du projet.

Le projet s’adresse à des élèves ayant une dysphasie sévère, scolarisés dans une "classe langage". Pour la majorité d’entre eux, le français n’est pas leur langue première. Ces élèves, au moment de l’élaboration du projet et encore maintenant, ont besoin de développer leurs habiletés de langage et de communication à l’oral tout en développant leurs compétences relatives au programme d’apprentissage. Des approches et outils adaptés leur sont essentiels pour y parvenir et c’est ce qui manque cruellement dans le système scolaire actuel. Nous (un orthopédagoogue et une orthophoniste) devons donc développer ces approches et outils répondant aux besoins spécifiques de nos élèves pour favoriser leurs apprentissages. Le travail en collaboration et en équipe est essentiel pour assurer des interventions concertées et le réinvestissement en classe au quotidien. Malheureusement, pour trouver le temps de travailler en équipe, c’est souvent plus compliqué qu’on le pense.

Le présent projet visait globalement à élaborer et à actualiser des outils et approches en retenant les TIC à la fois comme objet et outil d’apprentissage et d’enseignement. Il devait nous permettre d’obtenir du temps de concertation et de création et du support professionnel et matériel.

Nous devions mettre l’accent sur l’acquisition du vocabulaire en utilisant des technologies de l’information et de la communication : un logiciel idéateur, la photographie numérique, un site WEB, etc. À partir d’expériences, d’activités et sorties reliées à un thème central, donc dans des contextes signifiants, les élèves devaient développer leur vocabulaire.

Pour chacun des thèmes abordés, ils devaient apprendre à exploiter un logiciel idéateur qui permet l’acquisition et la rétention du vocabulaire et des concepts divers (construction de réseaux sémantiques). Au cours de chaque expérience de vie, ils devaient apprendre à photographier, à classifier leurs photos et à les utiliser pour créer les pictogrammes de leur dictionnaire ainsi que pour compléter leurs réseaux sémantiques. Leur banque informatisée d’images devait être utilisée pour créer les supports visuels signifiants essentiels au développement de leurs habiletés et compétences dans différentes sphères d’apprentissage.

Problématique

Voici les raisons (problématiques) qui ont mené à la création du projet.

Les élèves qui entrent dans ma classe ont un faible vocabulaire, éprouvent beaucoup de difficulté à apprendre et utiliser de nouveaux mots et plusieurs présentent un trouble d’accès lexical. Dans mon groupe, il y a aussi des élèves qui éprouvent des difficultés parce que le français n’est pas la langue parlée à la maison.

Pour apprendre les mots et développer des stratégies visant à faciliter l’accès lexical, mes élèves ont besoin : d’apprendre les mots dans des contextes signifiants, de les réutiliser, les réinvestir, de les généraliser dans des contextes diversifiés ; de créer des liens entre les mots, de les relier à leurs "connaissances antérieures", d’en explorer le sens, la forme sonore et la forme écrite, de connaître "leur rôle" dans la phrase et de les classifier (classes grammaticales, regroupements sémantiques).

Pour apprendre, développer des compétences en français, lecture/écriture, et en mathématiques entre autre, ils doivent développer leurs habiletés dans toutes les sphères langagières en étant exposés à un vocabulaire qui leur est familier. Mes élèves ont, par conséquent, besoin d’un enseignement, d’approches, d’outils continuellement adaptés qui assurent la micrograduation des objectifs et le respect du rythme d’apprentissage de chacun. Les supports visuels utilisés, lesquels leur sont essentiels, doivent référer à des situations, des concepts signifiants pour eux. Enfin, l’enseignement adapté doit répondre à leurs besoins. Il n’existe pas de "formule clé en main" pour répondre à leurs besoins spécifiques. C’est là que le projet entre en jeu.

Certains élèves présentent également des difficultés importantes au plan de la motricité fine. L’ordinateur pour "écrire" pourrait très certainement s’avérer être un outil essentiel au développement de leur potentiel. Faire de l’ordinateur, dès le début du primaire, un outil de travail au quotidien permettrait aux élèves de devenir plus habiles plus rapidement et de savoir utiliser l’outil efficacement non seulement pour faire des apprentissages à travers les jeux, mais également pour effectuer des tâches précisément reliées à leurs apprentissages en classe. Pour cela, nous avions besoin de formations et d’un accompagnement.

Pour les élèves de ma classe, l’alimentation fait l’objet d’une préoccupation, voire d’une problématique. Pour plusieurs, les connaissances et habitudes alimentaires sont très limitées. Pour certains, il est très difficile de s’ouvrir à la nouveauté, de "goûter", "d’apprécier". C’est ce qui a guidé le choix du thème central du projet : la nutrition.

Finalementt, compte tenu de la déficience spécifique et des besoins des élèves, la collaboration réelle et continue entre l’enseignant et l’orthophoniste est essentielle et exige du temps. Du temps difficilement accessible dans un milieu comme le nôtre.

Compte rendu

Je ne reviendrai pas sur les raisons qui nous ont amené à réaliser le projet sur une deuxième année.L’information se trouve dans le premier bilan que j’ai rempli et sur mon Blog en lien avec le projet.

Le projet était séparé en blocs d’activités sur le thème de la nutrition. Il devait y avoir y avoir 9 blocs (9 x 3 semaines = 27 semaines), mais nous n’avons réalisé que 7 blocs. Nous avions pourtant prévu 32 semaines pour la réalisation du projet (Rien en septembre et rien en juin). Cela devait nous permettre d’avoir 5 semaines pour récupérer du temps perdu. Puisqu’un bloc devait être réalisé en trois semaines, nous avons donc perdu environ 6 semaines de travail plus les 5 semaines de surplus. Cela signifie donc que nous avons perdu un total de onze semaines de travail pour le projet. Il y a trois blocs que nous avons prolongés pendant une quatrième semaine. Cela a été fait à cause des absences de l’enseignant ou de l’orthophoniste, des activités spéciales de l’école et de l’absence de plusieurs élèves. Il y a environ quatre semaines de perdu à cause du problème avec la disparition de l’argent. Les quatre autres semaines perdues sont le résultat de plusieurs facteurs. Maladie, projets spéciaux d’école, présence d’une stagiaire, etc. Nous avons aussi pris une semaine de temps pour essayer un bloc autour de l’Halloween. Ceci est en fonction de ce qui devrait être fait l’an prochain dans le cadre de la continuité du projet.

À l’intérieur des différents blocs, nous avons fait sensiblement les mêmes activités (avec du nouveau vocabulaire à chaque fois).

Première semaine

  • Premièrement, il y avait une période d’amorce du bloc (ex : les légumes)
  • Deuxièmement, il y avait la construction de notre réseau sémantique. C’est le moment où les élèves faisaient ressortir leurs connaissances sur le sujet en question (Logiciel Inspiration)
  • Troisièmement, il y avait la dégustation et la prise des différentes photos (caméra numérique).
  • Quatrièmement, il y avait la création des pictogrammes (avec le logiciel gratuit Picasa) à l’aide des photos et des pictogramme du vocabulaire qui ne peut pas être pris en photo. Cela se faisait à l’aide d’un logiciel de dessin(Logiciel drawing for children qui est gratuit).
  • Cinquièmement, nouc complètions notre réseau de concept avec nos nouvelles connaissances, notre nouveau vocabulaire, nos photos, nos pictos et du son. Troisième semaine
  • Sixièmement, il y avait la création et le jeu des devinettes.
  • Septièmement, il y avait la création des phrases en liens avec le bloc qui se termine.
  • Finalement, il y avait des activités de manipulation de phrases avec le logiciel Picasa (qui est gratuit dans les logiciels de Google.

***Il est à noter que les photos étaient aussi réutilisées dans le cadre ses séances individuelles d’orthophonie avec les élèves.

Résultats obtenus

Pour ce qui est des résultats obtenus, il est difficile d’être objectif. Ce n’est pas comme si nous avions réalisé une étude sur un nouveau programme de lecture ou de prévention. Dans notre cas, nous n’avions pas de groupe témoin pour faire une analyse pertinente des résultats obtenus.

Néanmoins, même si nous avions fait une comparaison avec l’autre classe de langage de l’école, il aurait été très difficile de comparer les résultats d’enfants dysphasiques. La dysphasie est quelque chose de très complexe et elle est très variable d’un enfant à l’autre (différentes sphères du langage atteintes).

Nous n’avons fait que mettre en place un projet qui devait aider nos élèves. Nous avons donc analyser les résultats en fonction de notre connaissance, de notre expérience et avec un peu d’intuition.

Au niveau de l’évaluation de l’efficacité du projet, nous l’avons réalisée pendant toute l’année. Nous avons continuellement observé les élèves et analysé leurs progrès ou leurs difficultés. Nous avons principalement utilisé des grilles d’observation. Il faut ajouter à cela plusieurs observations moins officielles et plusieurs discussions.

Il n’y a que le vocabulaire que nous avons évalué plus formellement. Au début du projet, nous avons regardé les blocs d’activités qui devaient être faits durant l’année et nous avons fait une liste du vocabulaire à aquérir à travers ce thème. Evidemment, il y a certains mots qui se sont ajoutés pendant la réalisation des différents blocs. A la fin de l’année, nous avons donc réalisé des activités pour nous permettre d’évaluer la maîtrise du vocabulaire des élèves. Pour ce faire, nous avons utilisé des exercices sous forme de questionnaires qui ressemblent à des examens et des exercices de communication orale.

Résultats obtenus :

TIC

  • beaucoup plus à l’aise avec la caméra numérique (tous)
  • capable de prendre des photos seul et cadré (tous)
  • capable de regarder les photos prises (6 sur 9)
  • capable de transférer les photos sur l’ordinateur (7 sur 9)
  • capable de numériser une image en papier (4 sur 9)
  • capable de produire des pictogrammes en dessin (tous)
  • capable de créer des pictogrammes à l’aide de photos (7 sur 9)
  • capable d’utiliser les fonctions de base de l’ordinateur (ouvrir, fermer, traitement de texte, internet, jeux, logiciels) et des logiciels en lien avec le projet (tous)

Vocabulaire :

  •  réutilisation du vocabulaire appris en contexte structuré ( tous les élèves à des niveaux différents)
  • réutilisation du vocabulaire appris en contexte de la vie réelle ( 5 élèves ont fait des progrès signifiants. Pour les 4 autres, c’est moins signifiant)
  • création et utilisation d’un dictionnaire de pictogramme. (tous)
  • création et réutilisation de réseaux sémantiques (il y a un progrès chez tous les élèves, mais puisqu’ils sont plus jeunes que prévu à l’origine du projet les progrès sont moindres).
  • création et utilisation d’une banque de mots à l’ordinateur pour l’aide à la communication
  • création de phrases à l’écrit et surtout à l’oral (de gros progrès pour tous les élèves).

Autres

  • les élèves ont découvert plusieurs éléments de la nourriture qu’ils ne connaissaient pas avant et pour certains élèves cela a ouvert les horizons culinaires plus loin que le McDonald.

Diffusion du projet

Tout au long de l’année, nous avons travaillé sur un site web (sous forme de blog). Ce site web renferme toutes les informations nécessaires pour faire connaître, comprendre et reproduire le projet.On peut le trouver à l’adresse suivante : http://vivrelesmots.wordpress.com

Du côté de l’Université de Mntréal, ma stagiaire a installé l’adresse du site dans le portail des finissants (es) 2010 en adaptation scolaire.

La conseillère pédagogique de mon école devait faire passer l’information à travers le réseau des conseillers (ères) de la csdm.

A l’intérieur de l’école, le projet a été diffusé à l’ensemble des classes du préscolaire et du premier cycle.

L’orthophoniste de l’école était en charge de faire la diffusion du projet lors d’une des concertation des orthophonistes du réseau et de la csdm.

Grâce à Martin Vaillancourt (notre ressource informatique du groupe Récit), le projet aura une diffusion à l’intérieur des sphères de la CSDM.

L’an prochain, il devrait y avoir un regroupement des classes de langage. Si c’est le cas, nous pourrons y faire la promotion du projet.

Sur mon blogue, je serai encore disponible pour répondre aux questions.

Il y aura probablement d’autres méthodes de diffusion dans le futur. Par exemple, j’ai entendu dire que la csdm travaillait sur un nouveau système de site web pour les écoles. De plus, les technologies évoluent tellement rapidement, qu’il y aura probablement d’autres moyens qui verront le jour dans les années à venir.

Il y a de bonnes chances pour que les classes de langage soient transférées dans une autre école. Cela nous donnera l’opportunité de promouvoir le projet ailleurs.

Possibilités de transfert et de reproduction

La façon la plus pratique pour aider le projet à être transféré ailleurs c’est le blog que nous avons créé. De plus, les gens qui auraient des questions peuvent nous rejoindre via le blog. Sur le blog, on y trouve toutes les informations nécessaires pour le reprendre et l’adapter.

Evidemment, pour réaliser ce projet ou un projet similaire, il faut avoir un minimum de matériel.Normalement, les classes de la csdm ont au moins un ordinateur. Ce qui est le minimum. Pour le reste, il y a de plus en plus d’école qui ont un projecteur (dans un local informatique ou sur une table mobile) et des appareils photos que l’on peut emprunter.

Pour ce qui est des logiciels, ils sont presque tous gratuits. Le logiciel inspiration n’est pas gratuit, mais il y a un équivalent gratuit sur le web. Il est un peu moins complet, mais il peut convenir s’il n’y a pas de budget. Pour ce qui est des dépenses en nourriture, c’est difficile d’obtenir autant d’argent. C’est pour cela que cette façon d’enseigner le vocabulaire sera plus utile pour des thèmes moins coûteux. De plus, puisque les gens n’auront pas de journées de libération, ils sera d’utiliser cette méthode sur plusieurs années et entre collègues. De cette façon, il sera possible de répartir les tâche dans le temps et entre les différentes personnes du milieu scolaire.

Je n’ai pas connaissance que le projet soit repris dans une autre école ou dans une autre classe de la CSDM ou d’ailleurs. Néanmoins, il sera peut-être repris par mes nouveaux collègues qui travaillent dans les autres classes de langage. Lorsque j’ai parlé avec Martin Vaillancourt pour notre rencontre de bilan de fin de projet, il m’a parlé d’une école qui avait soumis un projet (pour l’an prochain) qui se base sur les techniques informatiques que nous avons mises en place pour la réalisation de notre projet. Avec la participation de Monsieur Vaillancourt, il sera peut-être possible de mettre nos découvertes en commun.

Conditions particulières

La seule condition facilitante pour la réalisation du projet fut la présence d’une stagiaire de 4e année en adapation scolaire (pendant 9 semaines). Pendant cette période, il m’était possible de planifier les activités du projet sans devoir sacrifier la qualité de l’enseignement prodigué aux élèves. Les activités étaient encore plus faciles à réaliser avec un intervenant supplémentaire.

Pour ce qui est des complications, il y en a eu plusieurs.

  • Premièrement, l’orthophoniste avec qui je devais travaillé en 2008-2009 a quitté pour des raisons de santé et il a fallu reporter le projet sur une deuxième année.
  • Deuxièmement, l’orthophoniste avec qui j’avais rédigé le projet n’est pas revenu au travail lors de la deuxième année (pour cause de maladie). J’ai donc du travailler avec une nouvelle orthophoniste. Évidemment, cela nous a fait perdre un temps précieux en début d’année.
  • Troisièmement, le budget du projet a disparu. Puisque nous devions réaliser le projet en 2008-2009, nous avons reçu le montant global de la subvention lors de cette année (08-09). Malheureusement, c’est à la fin de cette année que le MELS a décidé de vider les écoles de leurs surplus monétaires. À la fin de l’année 08-09, puisque nous avons reporté le projet sur 2 ans, l’argent était encore dans les coffres de l’école et a été absorbé par le MELS. Nous avons donc été dans l’obligation de courir après l’argent que nous n’avons jamais récupéré.Le MELS ne veut pas retrouner l’argent et c’est donc l’école qui devra absorber les dépenses. C’est pour cela que j’ai mis les dépenses dans le tableau des dépenses de l’école. Cette situation a eu comme impact de réduire le nombre de blocs du projet, car je ne voulais pas mettre mon école dans un situation encore plus délicate.

Finalement, cela a été difficile de gérer les journées de libération. Puisque nous n’avions pas assez de journées pour être libérés une fois par semaine (c’était environ 2 journées / 3 semaines), nous n’avions jamais le même remplaçant pour ma classe. À cause de cela, les enfants ont perdu plusieurs journées de travail. Le fait est que les suppléants n’ont souvent pas la formation pour travailler en classe de langage. Les enfants ont souvent fait des dessins et des bricolages lors de ces journées de libération. De plus, lorsque je revenais en classe le lendemain, je pouvais perdre jusqu’à une heure pour régler les conflits de la veille.

Si c’était à refaire…

Je ferais mon projet sur une seule année, pour ne pas avoir de problème avec l’argent du budget.Je rédigerais mon projet seul ou avec trois personnes et plus. De cette façon, s’il y a des personnes qui ne peuvent plus participer au projet, c’est plus facile à gérer. Je ne prendrais plus de libération ponctuelles. J’essayerais de regrouper les journées de libération pour obtenir un remplaçant unique. Je ferais un projet avec l’autre classe de langage de l’école pour assurer une continuité dans les apprentissages des élèves.

Poursuite du projet

Le projet comme il a été pensé ne se poursuivra pas. Cela est impossible, car nous n’auront pas le budget nécessaire. Néanmoins, le principe derrière le projet se poursuivra dans les prochaines années.

Au lieu de prendre la nourriture comme thème central, nous prendrons les thèmes de l’année scolaire (les saisons, le corps humain, les fêtes, etc.) Cela nous fera sauver des sous et nous permettra de toucher à un vocabulaire plus prêt de la réalité de ces enfants.

Dans l’application concrète, nous prendrons moins de photos (nous en garderons moins), car cela a grandement augmenté le nombre d’heures de planification. Certaines activités du projet seront offertes aux enfants à l’intérieur de la période de jeu du vendredi. De plus, nous n’utiliserons plus toutes les périodes de l’orthophoniste. De cette façon, elle pourra aussi travailler sur les difficultés plus spécifiques de chacun des élèves.

Finalement, puisque les élèves seront plus vieux et qu’ils auront acquis plusieurs connaissances et compétences, nous ajouterons un ou deux exercices à l’écrit en lien avec cette façon de travailler.

Malgré les contraintes d’un tel projet, j’ai trouvé l’expérience très enrichissante.Le fait de tout mettre sur papier et de devoir rendre compte du travail accompli nous amène à persévérer à travers les difficultés. Il y a des jours et des semaines où il aurait été facile de laisser tomber le projet (surtout avec les problèmes monétaires). Néanmoins, nous avons persévéré et nous sommes allé au bout de ce que nous voulions accomplir.

Grâce au projet, nous avons appris plusieurs choses en informatique et nous avons eu plusieurs discussions qui nous ont permis de pousser notre réflexion encore plus loin dans notre pratique de tous les jours.

Pour ce qui est des résultats face aux apprentissages des élèves, je n’ai pas de doute que cela a eu un impact positif. Les élèves ont développé leurs habiletés face aux TIC d’une façon qui n’aurait pas été possible sans le projet. De plus, il est évident que l’apprentissage de vocabulaire dans un contexte signifiant est une méthode d’apprentissage qui convient parfaitement aux enfants dysphasiques.

Pour ce qui est de l’application du projet, je crois qu’en modifiant le thème, on peut arriver à l’implanter dans tous les milieux avec des enfants aux prises avec un trouble d’apprentissage.

Pour ce qui est de l’argent, il n’en reste pas. De plus, pour les raisons que j’ai déjà mentionnées, l’école devra éponger le déficit, car l’argent de la mesure n’est jamais revenu dans les coffres de l’école. Il est retourné dans les coffres du MELS.

Site web du projet

http://vivrelesmots.wordpress.com