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Sanction des études

 

 Historique

En janvier 2008, la Direction de la Sanction des études annonçait avec l’Info Sanction 554 , qu’à la suite d’une demande formulée à la Direction de la Sanction des études, les élèves ayant des troubles d’apprentissage seraient autorisés à utiliser les aides à l’écriture y compris les correcteurs orthographiques pour la passation des épreuves ministérielles d’écriture en français et en anglais langue seconde. En novembre 2009 des modifications ont été apportées dans le document Modification à l’Info Sanction 554 précisant qu’il n’était plus nécessaire d’adresser une demande à la Direction de la Sanction des études et que cette autorisation revenait dorénavant à la Direction de l’école à l’intérieur du plan d’intervention de l’élève.

En octobre 2010, la Direction de la Sanction des études diffusait une nouvelle infoSanction (10-11-013) qui autorisait cette fois l’utilisation des outils d’aide à la lecture (notamment la lecture assistée par un logiciel de synthèse vocale) pour la passation des épreuves ministérielles incluant les épreuves de lecture en langue d’enseignement et en langue seconde. Cette nouvelle directive est inscrite au "Guide de Gestion de la Sanction des études au secondaire"

Il est à noter que le terme "élève ayant un trouble d’apprentissage" a été remplacé dans le document par le terme "élève ayant des besoins particuliers".

La Direction de la Sanction des études effectue régulièrement des mises à jour de son document. 

Voici le texte de la dernière mise à jour (vous pouvez télécharger le document en pdf -voir en bas de page) concernant ces mesures d’adaptation apparaissant dans le Guide de Gestion de la Sanction des études ( chapitre 5.2.1) faisant référence aux adaptations autorisées : parmi celles-ci, certaines concernent les Technologies de l’information et de la communication ainsi que les aides technologiques

 

CONDITIONS REQUISES POUR PERMETTRE L’UTILISATION DES
OUTILS D’AIDE À LA L’ÉCRITURE ET À LA LECTURE LORS DE L’ADMINISTRATION DES
ÉPREUVES MINISTÉRIELLES

 

 

5.2 MESURES D’ADAPTATION DES CONDITIONS DE PASSATION DES EPREUVES MINISTERIELLES

5.2.1 FORMATION GÉNÉRALE DES JEUNES

 

Depuis l’introduction, dans Ia Loi sur l’instruction publique, de dispositions prévoyant l’élaboration, Ia réalisation et I’évaluation du plan d’intervention, à la formation générale des jeunes dispose d’un outil qui permet d’adapter tes services éducatifs aux besoins des élèves.

Le plan d’intervention de l’élève peut inclure des moyens pour lui permettre de comprendre les directives et les questions de l’épreuve et de communiquer ses réponses. Cependant, l’organisme scolaire doit assurer le maintien d’exigences uniformes pour l’obtention du diplôme d’études secondaires.

II n’est pas obligatoire d’adresser à Ia Direction de Ia sanction des études des demandes d’adaptation des conditions de passation des épreuves d’appoint ou d’établissement de la 4ème et de Ia 5ème secondaire. Cependant, Ia réussite de ces matières étant prise en consideration pour Ia sanction des etudes, ii importe que les mesures d’adaptation mises en place n’abaissent pas les exigences d’évaluation ni ne modifie ce qui est évalué.

Le référentiel commun d’évaluation des apprentissages est déterminé par le Programme de formation de l’école québecoise. En présentant Ia progression des apprentissages, le Programme adresse des attentes pour les élèves d’une classe. On ne peut pas envisager de moduler les exigences d’évaluation certificative ou de régulation en fonction des besoins de chaque élève. II s’agit d’établir avec justesse le niveau de maîtrise des apprentissages conformément aux attentes du programme.
 
Pour certains élèves, le défi posé par les attentes du programme peut être hors de portée. Dans une telle situation, il peut s’avérer judicieux de modifier en cours d’apprentissage le niveau des attentes afin de favoriser Ia progression de l’élève dans ses apprentissages. En situation d’évaluation à des fins de régulation, dans le contexte d’une épreuve obligatoire, on doit soumettre l’élève à l’épreuve dans son intégralité. Si après avoir mis en place des mesures d’adaptation qui maintiennent les exigences des tâches et de Ia grille de correction l’élève est incapable de comprendre ce qui est attendu de lui, des modifications peuvent être apportées à l’épreuve plutôt que de soustraire l’élève de l’épreuve tout simplement. Le cas échéant, il faut inscrire sur les copies de l’élève que l’épreuve a été modifiée. En situation d’évaluation certificative, il importe de maintenir l’intégralité des exigences de l’épreuve.
 
Mesures d’adaptation pouvant être reconduites en période d’évaluation ministérielle, en formation générale des jeunes, sans qu’une demande soft faite à Ia Direction de Ia sanction des études
 
La direction de l’école est autorisée à mettre en place, en période d’évaluation ministérielle, les mesures énumérées ci-dessous pour un élève ayant des besoins particuliers. Un rapport d’analyse de Ia situation de l’élève doit être présent à son dossier. Le lien entre Ia mesure et le besoin particulier de l’élève, reconnu par le personnel scolaire, doit être établi dans un plan d’intervention. Cette mesure doit être régulièrement utilisée par l’élève en cours d’apprentissage et d’évaluation et elle doit solliciter la prise de décision de I’élève. En tout temps, Ia mesure ne dolt pas accomplir Ia tâche à Ia place de I’élève. Les logiciels de traduction ne peuvent donc pas ètre utilisés pour I’administration d’une épreuve de langue seconde. Une surveillance continue doit permettre de confirmer sur Ia copie finale de l’élève que celui-ci a utilisé Ia mesure autorisée.
 
• Prolongation de Ia durée prévue de l’épreuve jusqu’à un maximum équivalant au tiers du temps normalement alloué. La passation de I’épreuve dolt toutefois se dérouler au cours dune seule journée et certaines dispositions doivent être prises de façon que Ia prolongation se fasse sans que l’élève soit en communication avec les autres élèves a l’heure du diner et au cours des pauses.
• Présence dun accompagnateur (interprète, surveillant, etc.) qui fournit l’aide nécessaire à l’élève en tenant compte de ses besoins particuliers déterminés au plan d’intervention L’accompagnateur ne doit pas poser des questions indicatives, clarifier les questions en les expliquant, faire des suggestions qui orientent les réponses, corriger l’orthographe ou Ia grammaire ni apporter quelque changement que ce soit aux réponses de l’élève. L’accompagnateur peut lire des textes d’épreuves à l’élève, sauf dans les cas ou Ia compétence à lire est évaluée en langue d’enseignement et en langue
seconde.
• Utilisation d’un outil d’aide à Ia lecture (par exemple, synthétiseur vocal) et à l’écriture (par exemple correcteur grammatical et lexical, prédicteur de mots) pour Ia passation des épreuves ministérielles (incluant les épreuves de lecture en langue d’enseignement et en langue seconde). Toute fonction de reconnaissance vocale dolt être désactivée pendant la durée totale des épreuves dans le cas oü Ia compétence à écrire est évaluée. Les logiciels de traduction ne peuvent être utilisés dans le contexte d’une épreuve de langue seconde.
• Utilisation d’un ordinateur dans le respect de certaines conditions : limitation de l’accès à Internet aux seules épreuves pour lesquelles cet accès est prévu ; absence de communication entre les postes d’un réseau ; présence d’un soutien technique avant et pendant les épreuves, prise périodique de sauvegardes pendant les épreuves et impression de Ia copie finale en caractères de 12 points ; cette copie dolt inclure un pied de page indiquant le nom de I’élève, son code permanent, le nom du surveillant, Ie code des épreuves et Ia date d’administration.
• Utilisation de divers appareils permettant d’écrire.
• Utilisation d’un magnétophone permettant à l’élève de donner ses réponses.
• Utilisation d’un appareil de lecture : télévisionneuse, loupe, support de lecture
(plan incline).
• Passation de l’épreuve dans un endroit isolé avec surveillance.
 
Mesures d’adaptation devant faire l’objet d’une demande d’autorisation à la Direction de la sanction des études, en période d’évaluation ministérielle (épreuves uniques et obligatoires)

 

Toutes les autres mesures d’adaptation permettant à l’élève de faire Ia démonstration de ses apprentissages et de communiquer ses réponses doivent faire l’objet d’une entente entre le responsable de Ia sanction des études de l’organisme scolaire et le coordonnateur de Ia sanction des études en formation générale des jeunes. Pour demander l’application de ces mesures, les organismes scolaires peuvent utiliser le formulaire intitulé < Demande d’adaptation des conditions de passation des épreuves ministérielles (annexe 1 du present chapitre). Lorsque I’élève ne possède pas de plan d’intervention ou que les mesures envisagées n’y sont pas prévues, Ia direction de I’école doit présenter à Ia Direction de Ia sanction des études un rapport d’évaluation réalisé par un professionnel reconnu par I’établissement scolaire. Ce rapport doit faire état du besoin particulier de I’élève et de Ia nécessité de l’utilisation des mesures pertinentes. De plus, une Iettre de Ia direction de I’établissement, qui confirme que I’élève a utilisé ces mesures en cours d’apprentissage et que leur utilisation répond à un besoin particulier, doit être incluse dans la demande.

Télécharger le document Info Sanction20/12-21-24 en pdf


http://www.mels.gouv.qc.ca/referenc...

 

 

 
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