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Projet de l’école Sophie-Barat pour les élèves dyslexiques

Johnson Celoy a été, au printemps dernier, le lauréat de la semaine du programme Forces Avenir, dans la catégorie « Élève persévérant ». Ce n’est pas banal, encore moins quand on sait que Johnson, élève à l’école secondaire Sophie-Barat, présente une dyslexie-dysorthographie !

 

Source (autorisée) : Bulletin des employés de la CSDM, Dans ma cour, volume 6, numéro 3, 22 février 2011

Un modèle de réussite

Après avoir fréquenté des classes spécialisées pendant son primaire et sa première année du secondaire, Johnson a travaillé de façon acharnée pour joindre une classe ordinaire de 1re secondaire, l’an dernier. Il a étudié des heures durant pour y parvenir. Il s’est familiarisé avec les aides technologiques à l’écriture, il a investi beaucoup de temps avec ses enseignants et son orthopédagogue et il a participé aux activités d’aide aux devoirs.

Ce garçon est un modèle de réussite pour ses pairs. Il fait partie des élèves suivis dans le cadre du projet de dyslexie de l’école Sophie-Barat. Celui-ci a débuté en 2008-2009. Au départ, 12 élèves dyslexiques choisis par les orthophonistes du Réseau Nord ont été groupés dans une classe spécialisée. Ils ont été initiés aux aides technologiques à l’écriture et ont reçu des services d’orthophonie et d’orthopédagogie. L’enseignante-orthopédagogue de la classe a obtenu également du soutien de l’orthophoniste, de l’orthopédagogue du groupe Répit du Réseau et du conseiller pédagogique en adaptation scolaire. De plus, les directions de l’école et du Réseau Nord ont épaulé l’initiative.

Un projet qui fait son chemin

En 2009-2010, le projet a été modifié. Trois des élèves ont été replacés dans une classe de cheminement particulier, quatre, dans une classe ordinaire de 1re secondaire, et enfin, quatre autres, dans une classe à ratio réduit de 2e secondaire. Les jeunes ont continué à recevoir de l’aide de l’orthopédagogue et de l’orthophoniste de l’école.

Par ailleurs, l’orthopédagogue de l’école et celui de l’équipe Répit du Réseau ont appuyé les enseignants. Les activités de formation ont couvert la définition de la dyslexie, les mécanismes de la lecture et de l’écriture, l’impact de la dyslexie sur celles-ci, les moyens d’intervention, les logiciels d’aide à l’écriture, le recours à ces aides en équité avec les autres élèves, les rôles des intervenants et celui de la famille. L’équipe d’enseignants et de professionnels a participé également au projet d’expérimentation des aides technologiques Conditions facilitantes pour l’utilisation de la fonction de prédiction de mots, mis sur pied par le Réseau des écoles spécialisées pour EHDAA. Ce projet rassemble une quarantaine d’équipes des six réseaux pour développer une expertise dans les aides technologiques à l’écriture et pour déterminer les conditions essentielles, techniques et pédagogiques, de leur utilisation.

L’école Sophie-Barat poursuit ce projet cette année. Si celui-ci possède la même structure qu’en 2009-2010, on y accueille, par contre, plus d’élèves. Plus d’enseignants y sont associés, et leur implication a pris de l’ampleur. Cette approche novatrice permet à plusieurs jeunes d’améliorer leurs résultats dans toutes les matières et, comme Johnson, de développer leur confiance en soi.

Josée Labossière

Conseillère pédagogique en adaptation scolaire, Réseau EHDAA

Commission scolaire de Montréal

Pour de plus amples informations :http://forcesavenir.qc.ca/secondaire/finaliste_view/3148