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Déficience langagière (34)
La Direction de l’Adaptation Scolaire ( DAS) du Ministère de l’Éducation , des Sports et des Loisirs (MELS) a publié en 2006 un document intitulé
"L’organisation des services éducatifs aux élèves à risque et aux élèves
handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA)

mise à jour qui remplace celui intitulé Élèves handicapés ou élèves en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) : définitions (2000).


Ce document est disponible sur le site de la DAS ( Direction de l’Adaptation Scolaire)

Manifestations généralement observées sur le plan scolaire


Du point de vue des apprentissages :

  • Vocabulaire très limité, sur le plan autant de l’expression que de la compréhension.
  • Difficultés marquées en ce qui a trait à l’expression et à la compréhension de phrases, tant à l’oral qu’à l’écrit : agrammaticalité, non-respect de l’ordre des mots,
  • incompréhension ou absence de phrases complexes, etc.
  • Difficultés marquées à acquérir des concepts nouveaux (espace, temps, durée, quantité, qualité).
  • Difficultés marquées sur le plan de la communication, tant à l’oral qu’à l’écrit : type de discours, intentions communicatives, etc.
  • Difficultés très marquées à réfléchir sur le langage.
  • Difficultés marquées en lecture, notamment quant aux stratégies de reconnaissance et d’identification des mots.

Du point de vue du fonctionnement à l’école :


  • Difficultés sur les plans comportemental et relationnel, en réaction au fait de ne pas être compris ou de ne pas comprendre.
  • Difficultés sur le plan de l’autonomie et de l’organisation spatiale et temporelle.
  • Difficulté à tenir compte des informations verbales dans différentes situations.

Évaluation diagnostique et conclusions professionnelles


L’élève handicapé par une déficience langagière est celui :
  • pour qui une évaluation a été réalisée par un orthophoniste faisant partie d’une équipe multidisciplinaire, à l’aide de techniques d’observations systématiques et de tests appropriés ;
  • cette évaluation révèle une atteinte très marquée (c’est-à-dire sévère) :
    • de l’évolution du langage,
    • de l’expression verbale,
    • des fonctions cognitivo-verbales
    ET
    • une atteinte modérée à sévère de
    • la compréhension verbale13 ;

  • et conclut à une dysphasie sévère, à un trouble primaire sévère du langage, à un trouble mixte sévère du langage ou à une dyspraxie verbale sévère.
Les autres critères nécessaires sont :
  • la persistance des troubles sévères au-delà de l’âge de 5 ans ;
  • un suivi orthophonique régulier d’une durée minimale de six mois ayant précédé l’évaluation diagnostique.

Limitations ou incapacités


L’élève handicapé par une déficience langagière est celui :

  • qui connaît des limitations très importantes en ce qui concerne :
    • les interactions verbales, tant sur les plans de l’expression
    • que de la compréhension,
    • la socialisation,
    • les apprentissages scolaires ;
  • dont la persistance et la sévérité du trouble l’empêchent d’accomplir les tâches scolaires normalement proposées aux jeunes de son âge.