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MathémaTIC : développer les compétences disciplinaires en mathématique par l’utilisation des TIC.

Responsables du projet :

Martin Boudreault et Isabelle Bhérer (1ère année) Guy Sénéchal et Claudine Matte (2e année) École du Perce-Neige, Pont-Rouge

 

Présentation du projet

 

L’objectif du projet est d’amener des EHDAA à développer les mêmes compétences mathématiques que les autres élèves du cheminement régulier. Souvent, les élèves en difficulté ont une version allégée du programme de formation en mathématique. Dans ce projet, l’utilisation de l’informatique deviendra un moteur à l’apprentissage des concepts et processus mathématiques plus élaborés et au développement réel des compétences à résoudre des situations-problèmes, raisonner et communiquer à l’aide du langage mathématique.

Nos élèves EHDAA ont besoin de faire des apprentissages signifiants et très concrets. Pour ce faire, la manipulation est une stratégie que l’on doit privilégier en mathématique. L’informatique permet d’apporter le côté concret des mathématiques, mais aussi permet un support très visuel et attrayant pour les élèves. Il faut aussi ajouter que certains de ces élèves ont des problématiques au niveau de la motricité fine et globale ce qui leur entraîne des difficultés à calligraphier correctement les lettres et les chiffres. L’ordinateur et ses multiples façons de produire un message (écrire avec le clavier, utiliser le programme du tableau interactif, etc.) est donc un excellent moyen d’aider l’élève à laisser des traces claires de son raisonnement. 

Les élèves EHDAA ont vécu tellement d’échecs académiques que leur confiance en eux est ébranlée. Le fait de voir qu’ils ne font pas les mêmes apprentissages que les autres élèves n’aide pas à renforcer ce sentiment. Ils ont développé une insécurité en mathématique. Le projet permet de faire vivre des réussites à ces jeunes et ainsi d’augmenter leur estime de soi.

Aussi, il est à noter que les élèves en adaptation scolaire se retrouvent rapidement en stage en milieu de travail.

Les élèves feront la majeure partie de leurs apprentissages en mathématique via l’ordinateur. Pour réaliser ce projet, il est impératif que tous les élèves aient tous leur portable. Un lexique mathématique sera bâti à l’informatique par les élèves et ils y auront accès en tout temps lorsqu’ils réaliseront des situations contextualisées. Des logiciels de géométrie dynamique seront au centre de l’apprentissage en géométrie. Les statistiques seront travaillées avec des tableurs. Plusieurs exercices sur les fractions et les tables de multiplication (par exemple) seront faits en ligne. Les situations de compétence mathématique seront aussi faites à partir de l’ordinateur. Les enfants vivront également diverses situations de jeux de logique et de stratégies pour consolider leurs apprentissages. Ils apprendront à verbaliser leurs choix mathématiques et à expliquer pourquoi ils usent d’une stratégie en particulier.  

 

Problématique et contexte

Par ce projet, nous voulions intégrer dans une classe ressource, où les élèves sont retirés de leur classe régulière d’appartenance pour travailler les compétences disciplinaires en français et en mathématique avec une enseignante/orthopédagogue, les TIC pour favoriser l’apprentissage des mathématiques. Ces élèves ont été soumis à des évaluations orthopédagogiques prouvant qu’ils ont un minimum de 2 ans de retard dans leurs apprentissages pour être admis dans la classe ressource. Il est important de noter que les élèves ne sont pas plus de 10 avec l’intervenant dans la classe. Ceci facilite les échanges, l’entraide et les rétroactions avec les élèves. L’enseignant peut davantage cibler les difficultés chez l’élève et lui venir en aide immédiatement. 

Nous voulions qu’un plus grand nombre de concepts et processus mathématiques soient maîtrisés et consolidés, que la motivation et l’estime de soi des élèves augmentent, que les compétences informatiques de ces élèves soient supérieures, que les stratégies d’organisation soient développées et que l’implication des élèves dans leurs apprentissages soit favorisée par l’utilisation des TIC en mathématiques. 

Les principaux partenaires dans ce projet ont été les enseignants de la classe ressource (Isabelle Bhérer (pour la 1ère année) et Claudine Matte (pour la 2e année), les conseillers pédagogiques de la commission scolaire (Martin Boudreault (pour 1ère année) et Guy Sénéchal (pour 2e année), la direction de l’école et des Services éducatifs de la commission scolaire.

 

Compte-rendu

1ère année  : L’enseignante et le conseiller pédagogique se sont rencontrés 3 journées pour planifier avant le début des interventions en classe. Par la suite, une fois par mois à raison d’une journée.

1)Réorganisation et planification dans le temps des concepts et processus mathématiques du PFÉQ

2)Formation de l’enseignante en informatique

3)Formation de l’enseignante avec les outils d’évaluation des compétences (grilles descriptives)

4)Premier contact des élèves avec le mini-portable

5)Formation des élèves en informatique

6)Utilisation du logiciel ActivInspire

7)Utilisation d’un logiciel ftp et une adresse web

 

2e année : Changement de conseiller pédagogique, changement d’enseignante/orthopédagogue, nouveaux élèves.

1)À partir de ce qui avait été fait l’année précédente, une nouvelle planification a débutée.

2)À raison d’une ou deux journées par mois, nous avons développé du matériel pédagogique pour les élèves.

3)Une alternative au transfert ftp a dû être instauré suite à la fermeture d’un serveur, les élèves utilisent le portail de la commission scolaire et le courriel pour ouvrir et déposer leurs travaux.

4)Les mini-portables ont du être reconfigurés.

5)Le réseau sans-fil a été modifié pour assurer sa fiabilité.

 À l’aide des portables, nous avons pu concrétiser plusieurs situations mathématiques. Par exemple, les élèves ont créé des jardins virtuels qu’ils ont reproduits dans des serres qui étaient disponibles dans la classe. Ils ont dû suivre leur plan afin que leur jardin contiennent le bon nombre de semences à faire pousser. De plus, il a été question pour les élèves de faire un plan pour inventer un robot et par la suite, de le fabriquer en trois dimensions avec des matériaux recyclés.

 

Résultats

1ère année :

1.Un plus grand nombre de concepts et processus ont être travaillés.

2.Le développement des compétences disciplinaires mathématiques a été plus élaboré

3.Il est évident qu’à la fin de cette année, l’élève aura fait trois fois plus de tâches de compétence en mathématique.

4.L’élève a un niveau de compétence en informatique supérieur à la moyenne des élèves.

5.Les stratégies d’organisation ont été travaillées et assurément améliorées.

6.On a observé une augmentation de la rigueur dans les traces des élèves.


2e année :

1. Plusieurs concepts et processus ont été travaillés.

2. Plusieurs activités ont été développées qui jumelaient l’informatique et la manipulation.

3. La motivation et l’implication des élèves sont élevées

4. Les élèves ont hâte de faire des mathématiques, ils sont davantage attentifs.

5. La gestion de classe est facilitée.

6. Les rétroactions aux élèves sont rapides.

7. Augmentation de la compétence à utiliser l’informatique.

8. Augmentation des résultats scolaires en mathématique.

 

Diffusion du projet

Article dans le journal Web de la commission scolaire (À venir)

Page WEB (À venir)

  

Possibilités de transfert

J’envisage, avec une autre classe ressource, d’instaurer une formule similaire. Si les classes sont capable de s’équiper adéquatement, c’est un projet facilement exportable et très efficace. Cependant, les mini-portables ont leur limite et le trop petit écran est un irritant. Je suggère l’achat de vrais portables pour une nouvelle implantation.

 

Conditions particulières

Facilités : L’implication de l’école pour acheter les équipements.

La volonté de l’enseignante de vouloir faire les choses autrement et de sortir des manuels scolaires.

Le temps nécessaire pour faire la création des situations. (1 journée par cycle) 

Ce qui est difficile, c’est de changer d’enseignant/orthopédagogue à chaque année puisqu’il faut former à nouveau la personne pour repartir sur des bases solides. 

 

Prolongation du projet

Le projet continue de façon autonome dans la formule actuelle

 

Commentaires

Ce projet a permis à l’enseignante/orthopédagogue de développer un lien d’attachement particulier avec ses élèves puisqu’elle est la seule personne à faire vivre ce genre de projet aux élèves EHDAA dans l’école. Une belle cohésion de groupe s’installe et un climat d’entraide se fait sentir. C’est un projet très enrichissant pour tous ses partenaires.