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Math en TIC

Responsable du projet : Benoît Patry, 

14 classes pour un total d’environ 128 élèves EHDAA. Pour la 1ère année : élèves niveau primaire de 6-12 ans faisant leur apprentissage au niveau du préscolaire et du 1er cycle. Ces élèves ont une déficience intellectuelle légère, moyenne, sévère et profonde, accompagnée de troubles associés majoritairement langage et TDA,Commission scolaire de Montréal

 

Présentation du projet

Pour soutenir nos élèves en déficience légère avec troubles associés(DIL-TA), à être actifs dans leur apprentissage à travers des SAE, tel que le PFEQ nous le demande, nous avons besoin d’une approche visuelle, facilitante et mobilisante qui va permettre aux enseignants d’utiliser la technologie dans le développement des compétences en mathématique.

Pour ce faire, nous prévoyons dans un premier temps, adapter les SAE du premier cycle, disponibles sur le portail de la CSDM, à l’aide d’un logiciel pour TBI existant (notebook ou autre), et dans un deuxième temps, développer les compétences TIC des enseignants.Le projet est élaboré pour répondre aux besoins de la clientèle DIL-TA, en premier lieu. En même temps, les adaptations faites pour ceux-ci serviront à l’ensemble des élèves EHDAA ayant ou non une DIL. En effet, les adaptations et considérations faites pour s’ajuster au trouble de langage, au déficit d’attention supporteront les éléves "d’intelligence normale" tout autant. Il est important de mentionner que les élèves DIL sont soumis à la prescription légale du Programme de Formation de l’École Québecoise. Ils ont donc les mêmes compétences à développer mais leurs apprentissages se font à un rythme plus lent.En général, les besoins des élèves EHDAA, toutes catégories confondues, sont souvent communs : besoin de manipuler des objets concrets, besoins de support visuel, support à l’organisation de la tâche, support pour l’organisation de la production de la démarche de l’élève.Nous tenons à mentionner que le but de ce projet est d’utiliser les modalités de flexibilité et d’adaptation offertes par les TIC avant de proposer des modifications ayant un impact dans le parcours scolaire de l’élève. Ceci dans le but que le projet puisse profiter au plus grand nombre d’élèves EHDAA. Toutefois, nous nous proposons de regarder également comment modifier les SAE sans compromettre le développement de la compétence. Et ainsi de proposer quelques modifications possibles pour les élèves en plus grandes difficultés.

 

Compte -rendu de la première année

Conseiller pédagogique de l’école St-Pierre-Apôtre :

- Approprié le projet « Math en TIC » -Organisé les libérations et les formations - Acheté un tableau blanc interactif - Accompagné et soutenir les enseignants dans la formation, l’appropriation et l’exploitation du tableau blanc interactif et du logiciel notebook - Participé à deux rencontres avec l’équipe du projet.

Benoît Dumas, soutien régionnal en DIL pour les trois commissions scolaires de l’île de Montréal :

- Participé à trois rencontres avec l’équipe du projet - Donné une journée de formation sur les concepts et processus en mathématique pour deux groupes d’enseignants.

Anne-Marie Carbonneau, conseillère pédagogique en mathématique pour la commission scolaire de Montréal :

- Participé à trois rencontres avec l’équipe du projet - Validé la première version de la SAÉ : le chocolat chaud pour la mise à l’essai en 2011.

Martin Vaillancourt et Manon Desrosiers, conseillers pédagogiques au développement des TIC en pédagogie :

- Participé à trois rencontres avec l’équipe du projet - Assisté à la formation de Benoît Dumas sur les concepts et processus en mathématique - Donné quatre jours de formation sur l’appropriation du tableau blanc interactif.

Les enseignants de l’école St-Pierre-Apôtre :

- Sensibilisés et appropriés le tableau blanc interactif et le logiciel notebook - Créé des activités interactives

- Exploré les outils du logiciel notebook - Expérimenté avec les élèves - Utilisé les notions vues à la formation sur les concepts et processus dans leur classe.

- Ce projet a amené le travail d’équipe et le partage d’activités entre collègues au sein de l’école ;

- D’ajouter de l’interactivité dans nos activités d’apprentissage. Donc changement de nos pratiques ;

- L’importance de la manipulation dans l’apprentissage de concepts et processus en mathématique ;

- L’accompagnement des C.P. en développement des TIC pour la pédagogie ;

- L’accompagnement du C.P. de notre école ;

- Le désir d’organiser le local où est situé le tableau blanc interactif pour que tous les enseignants puissent l’utiliser ;

- Le désir de rechercher d’autres outils sur internet afin de les importer dans leurs activités crées à l’aide du logiciel notebook.

Les principales étapes n’ont pas été réalisées selon l’échéancier prévu initialement en juin 2010. La principale cause de ces modifications a été l’absence de conseiller pédagogique dans le milieu jusqu’au 9 mars 2011 et le manque de disponibilité des personnes ressources dont l’agenda était rempli à ce moment de l’année.

Les principaux changements sont surtout des déplacements de formations et de libérations des enseignants, compte tenu des disponibilités plus réduites des formateurs et accompagnateurs à ce temps-ci de l’année. La première année du projet a dû se réaliser dans un délai de trois mois au lieu d’un an.

Par contre, les principales étapes ont été réalisées, telles que prévues, dans les modifications envoyées et acceptées par Mme. Légaré en avril 2011.

 

Résultats

De façon générale, ce projet a engendré beaucoup de résultats positifs tant de la part des enseignants que des élèves. Les enseignants m’ont fait part de leur motivation, leur intérêt, leur enthousiasme et leur mobilisation à poursuivre ce projet. Ils ont remarqué aussi les mêmes dispositions de la part des élèves : intérêt, motivation et participation.

De façon plus spécifique, plusieurs enseignants m’ont mentionné avoir perdu leur insécurité face à cette nouvelle technologie. D’autres, m’ont dit avoir implanté un picto, représentant un tableau blanc interactif, dans l’horaire de leur classe pour cette période. Ils constatent qu’environ 90 % de leurs activités d’apprentissage, qu’ils vivent déjà en classe, pourraient être produites pour le tableau blanc interactif.

Il est aussi intéressant de remarquer que plusieurs enseignants font maintenant des liens entre la formation reçue sur les concepts et processus en mathématique et leur pratique pédagogique. Ils pensent que le tableau blanc interactif sera un outil facilitant leur tâche et qu’à long terme, ils auront une économie de temps. C’est aussi un outil, une nouvelle façon d’enseigner qui pourra aider aux difficultés de nos élèves.

Avant le début de ce projet, le tableau blanc interactif que nous avons, n’avait jamais été utilisé depuis un an. Maintenant, on remarque une plus grande utilisation de ce tableau. J’ai même eu la demande pour faire un horaire afin que tous puissent en bénéficier de façon équitable et hebdomadaire.

Nous avons fait l’achat de deux tableaux blancs interactifs et tous désirent en avoir un dans leur classe.

On remarque aussi un partage des activités qu’ils ont créées avec l’outil notebook pour le tableau blanc interactif.

L’an prochain, au terme de ce projet, Je suis certain qu’il y aura beaucoup de changements de pratiques et que les élèves en bénéficieront.

 

Commentaires

Voici quelques commentaires quant à l’avancement du projet émis par les enseignants :

- L’an prochain, avec toutes les formations, nous allons aller chercher d’autres outils en mathématique et en français afin de nous diriger dans la planification et la réalisation de nos activités en classe. 

- L’an prochain, j’ai hâte d’aborder le volet « français ».

- Pour l’an deux du projet, il serait important de continuer à travailler en sous-groupe.

- Nous aimerions faire un meilleur aménagement du local ainsi qu’un horaire avec des périodes prédéterminées comme c’est le cas pour les périodes avec un spécialiste.

- Nous aimerions demander à la fondation de l’école de l’argent pour l’achat de tableaux blancs interactifs. Cela serait facilitant si chaque enseignant avait un tableau blanc interactif dans sa classe

- Le fait que pour l’an prochain, le projet se réalisera sur un an au lieu de trois mois, comme cette année, est très apprécié. 

Les écarts de budget entre la subvention octroyée et les dépenses réelles de l’école sont minimes. Il n’y a rien qui risque de compromettre la poursuite du projet

Pour la première année du projet, la subvention octroyée était de 17,200$ et les dépenses réelles de l’école sont de 18,759,05$ (Pour plus de détails, voir les deux tableaux aux pages suivantes).