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Modèle des fonctions d’aide : de la théorie à la pratique

 Modèle des fonctions d’aide : un pont entre la théorie et la pratique

Marc Tremblay, Centre collégial de soutien à l’intégration de l’ouest (CCSI-O) du cégep du Vieux Montréal et Centre de recherche pour l’inclusion scolaire et professionnelle des étudiants en situation de handicap (CRISPESH)

 Jean Chouinard, Service national du RÉCIT en adaptation scolaire

 Collaborations spéciales

Evelyne Pitre, Cégep du Vieux Montréal et CRISPESH Roch Ducharme, Cégep du Vieux Montréal

Mélanie Bédard, UQAM

Odette Raymond, Cégep du Vieux Montréal et CRISPESH Alexandre Chauvin, Cégep de Dawson

Isabelle Quirion, Cégep de Ste-Foy

Carole Lavallée, Cégep du Vieux Montréal

Lise Goulet, Commission scolaire des Bois-Francs

Valérie Bonin, Cégep du Vieux Montréal

 Préambule

Le modèle des fonctions d’aide est issu d’une première typologie des aides technologiques élaborée en janvier 2006 par le Service national du RÉCIT en adaptation scolaire (Jean Chouinard, Colette Paquin) intitulée « Processus d’identification des aides technologiques appropriées aux besoins d’apprentissage de l’élève handicapé ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA). (primaire-secondaire) (http://www.recitadaptscol.qc.ca/spip.php?article42)

 De cette première typologie, M. Jean Chouinard a par la suite élaboré en mars 2007 la typologie des aides à l’écriture (incluant les aides à la lecture). Celle-ci servit de cadre de référence à la Direction de la Sanction des études pour la mise en place en janvier 2008 d’une directive autorisant l’utilisation des aides à l’écriture (InfoSanction 554) par les élèves ayant des troubles d’apprentissage pour la passation des épreuves ministérielles d’écriture. Dès 2010 cette directive s’est élargie en intégrant les aides à la lecture pour l’ensemble des épreuves ministérielles et en visant les élèves ayant des besoins particuliers (avec ou sans un trouble).

Cette typologie fut par la suite peaufinée par M. Chouinard, Mme Brigitte Stanké (orthophoniste) et Mme Madeleine Fauteux, conseillère pédagogique en adaptation scolaire à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, puis présentée officiellement au réseau scolaire pour la première fois lors du colloque de l’AQETA (mars 2009) sous le titre « L’utilisation des aides à l’écriture avec les élèves en troubles d’apprentissage » puis ensuite lors du colloque de l’ADOQ (novembre 2009) sous le titre « Un besoin pédagogique, une fonction d’aide, une valeur ajoutée ». Cette typologie comptait 12 fonctions d’aide.

Depuis 2008, la typologie des fonctions d’aide à l’écriture fut largement diffusée dans le réseau de l’adaptation scolaire du primaire-secondaire par le Service national du RÉCIT en adaptation scolaire à l’occasion de nombreux ateliers de formation, colloques ou conférences. Le réseau du secteur de l’éducation des adultes et de la formation professionnelle s’approprie également cette typologie depuis 2011.

Dès 2010, Marc Tremblay s’est inspiré de la typologie de Chouinard, Stanké et Fauteux (2009) dans ses formations auprès des tuteurs et intervenants offertes aux collèges de l’ouest de la province du Québec. L’engouement pour cette approche l’a encouragé à diffuser cette typologie dans le réseau des services adaptés des cégeps de l’ouest. En 2012, il a approché Jean Chouinard pour assurer une cohérence dans l’utilisation de cette typologie du primaire au collégial, ce qui les a amené par la suite à élargir la collaboration avec l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec (OOAQ) pour s’assurer d’un langage commun.

En parallèle, en collaboration avec l’association québécoise des troubles d’apprentissage (AQETA), Marc Tremblay et Evelyne Pitre élaboraient une demande de subvention au programme PART en innovation sociale du MELS pour une recherche sur l’Amélioration de la qualité du français écrit des adultes ayant un trouble d’apprentissage, soutenus par les aides technologiques, laquelle ils ont obtenue en mai 2012. De cette recherche, plusieurs réflexions émergent dont la nécessité de mettre à jour la typologie mise en œuvre par Jean Chouinard. C’est dans cette foulée que Le modèle des fonctions d’aide apparaît. De plus, nous constatons qu’avec l’arrivée de plusieurs nouvelles technologies, le modèle des fonctions d’aide doit être renouvelé. Par cette occasion, nous estimons qu’il est possible d’avoir un modèle des fonctions d’aide pouvant s’appliquer dans plusieurs contextes de vie d’une personne en situation de handicap ou de besoin.

Le modèle des fonctions d’aide permet d’avoir une connaissance théorique plus étendue des différentes aides technologiques disponibles sur le marché (payantes, libres et gratuites). Il favorise également la prise de décision quant au choix pertinent d’une aide technologique en permettant d’associer les différentes fonctions d’aide avec la situation de besoin (difficultés marquées et incapacités) de la personne et les tâches qu’elle doit réaliser. Ce modèle permet donc de se démarquer d’une analyse s’appuyant davantage sur des produits et qui n’offre pas de critères de comparaison permettant de faire un choix judicieux en lien avec les besoins de la personne.

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